par Philippe Pétry | Jan 5, 2021 | Publications

Introduction
L’institution revisitée. Actualités et perspectives de l’intervention
Gilles Monceau et Jean-Luc Prades…………………………………………………… 7
De la « classe institutionnelle » au dispositif institutionnel
Note sur l’histoire de la sociopsychanalyse
Jean-Luc Prades …………………………………………………………………………………… 15
Les spécificités de l’intervention sociopsychanalytique
dans la formation en Argentine
Maria José Acevedo …………………………………………………………………………… 35
Variations sur un dispositif sociopsychanalytique d’expression
collective en milieu éducatif
Françoise Inizan-Vrinat……………………………………………………………………….. 51
La socianalyse institutionnelle ravivée par une nouvelle génération Magali Arnould, Christiane Gilon et Patrice Ville……………………………. 65
Les pères analyseurs de l’institution familiale contemporaine ?
Patricia Bessaoud-Alonso et Juliette Clément………………………………… 83
L’empan liminal, un analyseur d’une institution intermittente
Claire de Saint Martin…………………………………………………………………………. 97
Le pouvoir des sujets dans les institutions : de sa négation
à sa reconnaissance
Gilles Monceau et Cinira Magali Fortuna………………………………………….111
Une écoute clinique « nomade » des sujets migrants précaires
Louise Roux et Gaia Barbieri………………………………………………………………129
Paradoxes (inter)institutionnels et clinique de l’action :
le cas du service social scolaire d’une collectivité territoriale
Gilles Garcia, Corinne Rougerie, Pascal Fugier et Philippe Lyet…..141
Des espaces d’intervention psychosociologique à l’épreuve
des évolutions des rapports à l’institution
Louisa Baralonga, Anne-Claire Lefloch, Maud Rivière
et Agnès Schwartz………………………………………………………………………………155
Quand l’équipe fait bloc. Contenance ou violence institutionnelle ? Sébastien Chapellon…………………………………………………………………………….169
Institution scolaire et idéologie inclusive
Jean-Marie Cassagne…………………………………………………………………………..183
Crise de modernisation associative : la dimension institutionnelle oubliée
Delphine Vincenot………………………………………………………………………………..197 T
ravailler à faire (ré)émerger des collectifs
Vincent Bompard, Georges Gaillard et Khedidja Benarab……………..209
Vers une redéfinition anthropologique du sujet de l’aide
dans les pratiques d’accompagnement social ?
Frédéric Blondel……………………………………………………………………………………223
Témoignage
« Faire institution » en contexte de réorganisations à répétition
dans la protection de l’enfance
Philippe Petry………………………………………………………………………………………..237
Recherches & interventions
L’artisanat de l’analyse de la pratique face aux mutations actuelles
du travail social. De l’emprise transférentielle au risque
de la fétichisation
Julien Payet et Sarah Gomez……………………………………………………………..251
La consultation de santé au travail : un espace transitionnel
au sein de l’institution aux prises avec les injonctions
du nouveau management public
Myriam Froment, Frédéric Garcia et Célye Ferret-Bosch………………265
Feuilles volantes de l’histoire de la psychosociologie
Le Mai 68 des psys
Annick Ohayon……………………………………………………………………………………..279
Notes de lectures
L’accueil des affects et des émotions en formation et recherche,
sous la direction de Mireille Cifali, Florence Giust-Desprairies
et Thomas Périlleux
Corine Cauvin-Renault…………………………………………………………………………287
Le langage, une pratique sociale. Éléments d’une sociolinguistique politique, de Cécile Canut, Félix Danos, Manon Him-Aquilli
et Caroline Panis
Agnès Vandevelde-Rougale………………………………………………………………..292
Le travail psychanalytique en institution. Manuel de cliniques institutionnelles, sous la direction de Jean-Pierre Pinel
et Georges Gaillard
Anne-Christine Le Gendre…………………………………………………………………..297
par Philippe Pétry | Mar 1, 2020 | Publications

Le numéro 2 est arrivé
PEDOPSYCHIATRIE DE SECTEUR
ETATS DES LIENS
SOMMAIRE
ÉDITORIAL Emmanuelle Granier
DOSSIER : UN PÉDOPSYCHIATRE TOUT SEUL, ÇA N’EXISTE PAS !
INTRODUCTION Virginie Cruveiller, Emmanuelle Granier, Roger Teboul
- LA PÉDOPSYCHIATRIE FACE AUX MAUX DU SIÈCLE
Le pédopsychiatre et la toxicité de l’omniprésence des écrans Marie-Claude Bossière
Mineurs incarcérés. Pédopsychiatrie en milieu pénitentiaire : un contexte spécifique pour une clinique particulière ? Guillaume Monod, Aurélien Varnoux
L’accompagnement des mères sans papiers et de leurs bebes a la maison du bébé de Saint-Denis Gabrielle Lesvenan
Au cœur des familles Sarah Halimi, Hélène Droulin
- VERS DE NOUVELLES PRATIQUES
Innover, ou revisiter la pédopsychiatrie ? Noël Pommepuy
La transition de l’adolescence a l’âge adulte, maillon faible des parcours de soins en pedopsychiatrie ? Jean-Pierre Benoit, Evelyne Lechner
Femmes enceintes, meres et bebes sans papiers : une clinique a l’epreuve de l’errance et de l’invisibilite ? Christine Davoudian
Et pourquoi un pédopsychiatre tout seul, ça n’existerait pas ?
David Frayssé, Anaïs Fadugba
VARIA
L’approche culturelle dans les mesures judiciaires d’investigation. Parler des choses d’ici de même que des choses de là-bas, en quête de sens pour son existence Marie-Noëlle Merschardt
CABINET DE LECTURE.
ANALYSE DE FILMS, DE JEUX VIDÉO
Fortnite « battle royale » : intime code et autre machinique .... Christophe Dardart
par Philippe Pétry | Sep 26, 2019 | Professionnels
Le terme de référent (ou de coordonnateur) de projet personnalisé tend à se généraliser dans les
établissements médicosociaux. Cette notion est apparue conjointement à la volonté d’individualisation des prises en soin et des accompagnements.
Mentionnée dans diverses sources officielles, notamment les recommandations de bonnes
pratiques, cette fonction n’a toutefois pas fait l’objet d’une définition réglementaire et force
est de constater aujourd’hui que le terme recouvre au moins 2 fonctions distinctes, sans doute
engendrées par la pluralité et la diversité des situations à traiter :
○
Référent de la personne accompagnée, c’est-à-dire son interlocuteur privilégié. Cette dimension est réinterrogée quelquefois du fait de l’importance symbolique qui lui est conférée et des effets qu’elle peut induire, tels que le surinvestissement du professionnel et/ou la déresponsabilisation des autres membres de l’équipe …
○
Coordonnateur du projet, c’est-à-dire le garant méthodologique, chargé de l’orchestration de
l’élaboration, de l’organisation, de la mise en œuvre et du suivi de ce projet.
Au cours de ce programme de formation, nous veillerons à :
○
clarifier la mission du référent / coordonnateur
au regard des pratiques en vigueur dans un
lieu de vie donné,
○
se référer aux préconisations éthiques, méthodol
ogiques, organisationnelles pour sa mise
en œuvre,
○
identifier les points de vigilance permettant
de se positionner et se maintenir à la bonne
distance relationnelle avec le bénéficiaire.
Public concerné
Professionnels éducatifs et soignants
des établissements sociaux et
médicosociaux.
Objectifs globaux
« Définir la place et le rôle de
référent de projet. »
« Acquérir les compétences
méthodologiques inhérentes
à la fonction. »
« Faire vivre le projet personnalisé. »
Méthodes pédagogiques
o
Apports didactiques, échanges.
o
Lecture et commentaire des textes
réglementaires et des R.B.P.P.
o
Exercices pratiques et
entraînement.
Programme
Référent / coordonnateur
du projet personnalisé :
de quoi s’agit-il ? :
o
Définition(s) et concepts clefs.
o
Le cadre réglementaire et les R.B.P.P.
o
Contenus et méthodologie d’élaboration du projet
personnalisé : rappel succinct.
Elaboration, organisation d’un projet personnalisé :
comment faire ? :
o
Différentes étapes, passages obligés, rôle du référent
/ coordonnateur à chaque étape.
o
Les entraves à la bonne fin des projets.
La coordination et le suivi du projet personnalisé :
o
L’implication du bénéfici
aire et/ou des proches.
o
La communication, écrite, orale, autour du projet
personnalisé.
o
L’implication des membres de l’équipe
pluridisciplinaire.
o
L’animation d’une réunion de projet.
par Philippe Pétry | Déc 23, 2017 | Professionnels
1. Origine du projet :
Après avoir travaillé 18 ans à l’école expérimentale de Bonneuil, j’ai intégré la Fondation « Les Orphelins Apprentis d’Auteuil » en 1992, alors comme responsable de la formation des éducateurs.
J’ai occupé ce poste jusqu’en 1997, date où, à la faveur de l’arrivée d’une nouvelle direction générale, une nouvelle organisation a été mise en place : les 3 métiers (éducation, enseignement, insertion) ont été regroupés au sein de la « Direction de l’accompagnement des jeunes » et j’étais chargé de la coordination des métiers de l’éducatif.
J’intervenais donc auprès des équipes, des cadres intermédiaires, directeurs (animation des réunions nationales)
Les thèmes abordés étaient : les difficultés des jeunes, la violence, la personnalisation des parcours des jeunes (alternatives à l’exclusion) la professionnalisation des écrits…
Suite à une inspection IGAS en 1999, la Direction générale a été interpellée sur le fait que les jeunes étaient décrits par les professionnels comme « de plus en plus durs ». L’inspection a également souligné la forte rotation du personnel en posant la question de la préparation à affronter les difficultés et de la connaissance par la DG des incidents.
Il m’a été demandé de créer un dispositif d’observation des incidents, accidents et infraction graves.
Celui-ci était calqué sur SIGNA de l’Éducation nationale.
L’objectif était de sortir du traitement autocratique pratiqué en local par les chefs d’établissement et de nommer les faits pour permettre au personnel de passer d’une « violence ressentie » à une description plus précise des faits et à une tentative de les évaluer de manière plus « objectivable » c’est-à-dire constatable par plusieurs personnes et selon des critères légaux.
Il s’agissait, sous la pression extérieure, (montée des dispositifs de prévention de la maltraitance des violences institutionnelles et obligations de signalements) de modifier une culture faite de honte et de secret avec traitement interne par déplacement des personnes.
Les interventions de sensibilisation dans l’ensemble des équipes ainsi que les conseils et interventions lors d’incidents graves (mettant en cause des adultes et des jeunes) ont confirmé l’importance de la « souffrance » des équipes et des conduites parfois problématiques des professionnels en direction des jeunes.
2. Argument et hypothèses :
La motivation de ce projet de travail vient de là :
Comment faire évoluer la culture professionnelle dans une organisation complexe ?
L’hypothèse de base est classique :
Des jeunes maltraités en difficulté avec les limites, la violence physique et l’abus sexuel, sont (dé) placés en institution. Cette institution a une mission de protection. Ils y apportent leurs questions (limites violences, abus) et mettent à l’épreuve les professionnels et les cadres institués.
Cela suscite chez les professionnels et dans les organisations des formes d’angoisse et la mise en place de mécanismes de défense qui sont autant de moyens et d’obstacles au travail avec les difficultés présentées par les jeunes. Comment permettre la non-répétition du pathogène en institution ?
L’hypothèse se centre sur les représentations qui traversent les équipes et l’organisation au sens de représentations sociales qui catégorisent la « réalité » et fondent des choix pratiques.
Il s’agit selon les modèles de Barus Michel et Enriquez et les vôtres d’analyser une pluralité de dimensions qui vont du plus personnel (singulier) au plus social voire sociétal.
« La démarche nécessite que soit prise en compte, non seulement l’organisation affective du sujet, mais la façon dont celle-ci s’est investie dans des procédures, des rôles, des statuts et les modalités de pouvoir et de relations qu’ils impliquent, des règles de fonctionnement, des normes, des valeurs, et des imaginaires institués. Ceux-ci sont considérés à l’œuvre c’est-à-dire non seulement comme relevant des structures et des systèmes sociaux extérieurs aux personnes mais surtout dans la manière dont chacun, individuellement ou en groupe, s’en saisit pour construire son identité professionnelle…
L’approche est psychosociale, en ce sens qu’elle intègre une lecture plurielle des différents déterminants qui forgent les situations et leurs connexions. »